Présenté jeudi 1 er octobre par le Gouvernement, le projet de loi de finances pour 2027 est placé sous le signe de la réduction du déficit public ramené à 5 % du PIB (contre 5,4 % en 2026). Voici quelques mesures prévues pour les ménages, qui doivent être débattues à l’Assemblée nationale, puis au Sénat. « Le projet de loi de finances pour 2027 repose sur un choix clair : sauvegarder l’avenir de notre pays, en réduisant le déficit public tout en continuant à investir pour les futures générations. » David Amiel ministre de l’Action et des Comptes publics Le barème de l’impôt revalorisé de 2,1 % Le PLF prévoit de revaloriser le barème de l’impôt sur le revenu (IR) de 2,1 % (selon le taux d’inflation annuel estimé en 2026), « pour tenir compte de l’inflation, ce qui permet de prémunir 20 millions de ménages contre une hausse d’impôt de près de 4 milliards d’euros et d’éviter l’entrée dans l’impôt d’environ 500 000 foyers ».. Dans l’attente du vote définitif de la loi de finances, voici le barème applicable en 2027 sur les revenus 2026. Fraction du revenu imposable (pour une part) Taux d'imposition n'excédant pas 11 844 € 0 % de 11 845 € à 30 200 € 11 % de 30 201 € à 86 353 € 30 % de 86 354 € à 185 737 € 41 % supérieure à 185 737 € 45 % À lire aussi sur notre site Le barème de l’impôt sur le revenu Tous les ans, les personnes physiques doivent déclarer tous les revenus qu’elles ont perçus au... Tour de vis sur les retraites Pour les personnes retraitées, deux mauvaises nouvelles
Comment se calcule le taux de rendement des fonds en euros ? forum
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Logement : le taux d'effort Le taux d’effort est un indicateur du poids budgétaire du logement . Il s'agit simplement de la part des revenus qu'un ménage consacre aux dépenses liées à sa résidence principale. Ces dépenses comprennent bien entendu le loyer, mais également le remboursement d’un crédit immobilier pour un accédant à la propriété. S'y ajoutent, en plus, les charges, les dépenses d'eau, d'énergie, et les impôts locaux comme la taxe foncière. Le taux d’effort peut être calculé en tenant compte ou non des aides au logement (on distingue le taux « net » et le taux « brut » ). Le taux net est souvent celui retenu, car il reflète mieux ce que le ménage paie réellement. Pourquoi le logement pèse-t-il moins qu'il y a dix ans ? La première explication est assez simple. Entre 2014 et 2024, les revenus des ménages ont augmenté plus vite que leurs loyers et leurs mensualités de crédit : d'environ 25 % pour les premiers, contre environ 20 % pour les seconds. La part du logement dans le budget a donc mécaniquement diminué. Cependant, le principal facteur de cette évolution est la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales , mise en place progressivement entre 2018 et 2023. À elle seule, elle explique 1,4 point sur les 1,9 point de baisse du taux d'effort brut. Pour de nombreux ménages, elle a fait disparaître une dépense de plusieurs centaines d'euros par an. Mais d'autres évolutions ont freiné cette baisse. La taxe foncière, payée par les propriétaires,
Voici quelques-unes des mesures qui concernent le budget des ménages au 1 er octobre 2026. Aide carburant : prolongation et extension du dispositif pour les travailleurs « grands rouleurs » L’aide au carburant « grand rouleur » , de 100 €/mois, est renouvelée pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026. Et cette indemnité est élargie à un plus grand nombre de bénéficiaires avec un abaissement des conditions de ressources : 2 035 € pour une personne seule, 4 070 € pour un couple avec un enfant, 6 100 € pour un couple avec deux enfants (contre16 800 € par an pour une personne seule précédemment). Pour bénéficier de cette aide carburant, il est nécessaire d’effectuer plus de 30 km aller-retour (domicile – lieu de travail) , avec un véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues à motorisation thermique ou hybride non rechargeable. À lire aussi sur notre site Aide carburant : le dispositif prolongé et étendu « Cette rentrée présente une situation dégradée dans le monde mais aussi au quotidien au niveau... Prix repère du gaz naturel : hausse de 6,3 % Au 1 er octobre 2026, le prix repère de vente de gaz naturel augmente de 6,3 %, après une hausse de 5,6 % le mois dernier. Le prix du mégawattheure (MWh) s’établit à 182,88 € TTC en octobre contre 172,05 €/MWh TTC en septembre 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) évalue le montant moyen de l’augmentation à 5,28 € TTC sur les factures du mois d’octobre, et de l’ordre de 120 € TTC sur l’année 2026 (soit
Litiges financiers : + 37 % de saisines « Sur le plan quantitatif, l’année 2025 est celle d’une hausse très importante du nombre de saisines, à un niveau jamais atteint précédemment », relève Rémi Bouchez, le nouveau médiateur de l’AMF. Avec 3 010 dossier reçus, la hausse est de 37 % par rapport à 2024. Dans le même temps, on constate également une hausse des saisines hors du champ de compétence du médiateur (39 %). PEA : hausse des litiges de 150 % L’augmentation atteint +150 % dans le domaine des PEA, en raison presque exclusivement de très nombreux litiges portant sur la durée excessive des transferts d’un établissement à l’autre (462 dossiers traités en 2025 contre 185 en 2024). « Des prestataires de services d’investissement régulés dans des pays européens ont en effet multiplié les campagnes commerciales à destination du public français ». Mais ces sociétés ne prévoient pas, dans leurs conditions générales, un recours possible à la médiation de l’AMF, mais renvoient à un autre mode de règlement extrajudiciaire des litiges. Ce qui explique que pour ces situations, le médiateur français n’est pas habilité à résoudre le problème. Épargne salariale : hause de 46 % des litiges L’épargne salariale connait également une hausse sensible de dossiers déposés (252 contre 174 en 2024). Ce sont les cas de déblocage anticipés qui forment le premier sujet de saisine, ainsi que les frais restants à la charge du salarié lorsqu’il quitte l’entreprise. Le médiateur a notamment, dans un do
En prenant appui sur une récente note du Trésor, essayons de comprendre les causes de cette situation, et les solutions envisagées. Dette publique et déficit : un état des lieux préoccupant La dette publique française, c'est-à-dire l'ensemble des emprunts contractés par l'État, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, atteignait fin 2025 environ 115,7 % du produit intérieur brut (PIB) . Cela signifie que, pour rembourser la dette publique, il faudrait théoriquement mobiliser les ressources de tout le pays pendant environ 14 mois. Parmi les pays de l'Union européenne, seules la Grèce (146,1 %) et l'Italie (137,1 %) affichent un ratio plus élevé. Le déficit public correspond à l'écart annuel entre les dépenses et les recettes publiques : c'est le « trou » qu'il faut financer chaque année par de nouveaux emprunts, ce qui alimente mécaniquement la dette. En 2025, ce déficit s'établissait à 5,1 % du PIB, en amélioration par rapport aux 5,8 % de 2024, mais toujours bien au-delà de la limite de 3 % fixée par les règles européennes. Seules la Roumanie, la Pologne et la Belgique font moins bien au sein de l'Union. Calcul du déficit public Le déficit public est souvent présenté en pourcentage du PIB, ce qui peut parfois faire tendre à sous-estimer son ampleur. Le déficit en valeur, s’élève à environ 125 milliards d’euros en 2025. À lire aussi sur notre site En vidéo La dette française a coûté 34,5 milliards d'euros au 1er semestre : comment en est-on arrivé là ? En vidéo
« Cette rentrée présente une situation dégradée dans le monde mais aussi au quotidien au niveau du prix à la pompe (…) nous avons décidé de faire évoluer les dispositifs de soutiens ». Roland Lescure, ministre de l’Economie et des Finances, a dévoilé mardi 22 septembre, les nouveautés concernant l’aide carburant. Aide grand rouleurs : 100 euros par mois jusqu’à fin 2026 L’aide grand rouleur est renouvelée pour les mois d’octobre, novembre et décembre. Cette indemnité est élargie et concernera 5,5 millions de Français contre 3 millions de personnes jusqu'à présent. Une aide de 100 € par mois Conditions de ressources : 2 035 € pour une personne seule, 4 070 € pour un couple avec un enfant, 6 100 € pour un couple avec deux enfants (contre16 800 € par an pour une personne seule dans l’ancien dispositif) Distance supérieure à 30 km aller-retour (domicile – lieu de travail) Pour les personnes ayant déjà demandé l’aide grand rouleur, aucune démarche supplémentaire ne sera nécessaire, le versement de l’aide sera automatique. Le véhicule utilisé à des fins professionnelles doit répondre aux conditions suivantes : véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues, motorisation thermique ou hybride non rechargeable. Prime carburant : jusqu’à 1 000 € pris en charge par l’employeur Par ailleurs, l’aide pouvant être versée par l’entreprise aux salariés au titre des frais de carburant qu’ils engagent pour effectuer les trajets domicile/lieu de travail est relevée de 600 euros au moi
Next Challenge : un concours qui a le vent en poupe L'édition 2025-2026, qui vient de s'achever, confirme l'attractivité du Next Challenge. Plus de 6 000 étudiants se sont inscrits , issus des universités, des écoles de commerce et des écoles d'ingénieurs. Au total, ce sont quelque 174 millions d'euros de transactions fictives qui ont été réalisées sur la plateforme au fil de la compétition. Parmi les établissements les plus représentés figurent notamment l'Université Paris Dauphine – PSL, ainsi que les Mines Saint-Étienne, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ou encore l’ESILV. Cette diversité de profils est l'un des points forts du concours : nul besoin d'être en école de finance pour participer, l'essentiel est la curiosité et la régularité . À lire aussi sur notre site En vidéo Les actions cotées en bourse sont-elles pour moi ? En vidéo Lorsque les taux d'intérêt sont bas et que les placements traditionnels sur les livrets ou... Apprendre en investissant et sans risque Le fonctionnement reste simple et pédagogique. Chaque participant reçoit un capital fictif qu'il doit faire fructifier en investissant sur les marchés actions, via une plateforme reproduisant les conditions réelles de cotation . L'objectif n'est pas seulement la performance brute : le concours valorise également la diversification , la communication et les sources d’information à l’origine des décisions d’investissement. Cette approche par la pratique répond à un enjeu bien documenté : les jeunes générati
L’inflation en France a atteint 2,4 % au mois d’août. La hausse des prix de l’énergie (16,7 %) en est une des premières causes. Après une année 2025 durant laquelle les prix n’ont augmenté que de 1 %, cette reprise de l’inflation est fortement ressentie par les particuliers. Budget des ménages : une pression qui s’accroit Selon le 15 ème baromètre Codifis (CSA Research), l’inquiétude des Français repart à la hausse. « Dans un contexte de tensions inflationnistes ravivées , ils renforcent des réflexes budgétaires désormais bien ancrés : réduction des dépenses non essentielles, vigilance accrue sur les prix, report de certains projets, pression sur l’épargne et recours mesuré aux solutions de financement. ». Et sans surprise, 61% des personnes sondées jugent que l’inflation a un impact fort sur leur situation financière. Même constat selon le sondage Elabe pour BFMTV : 7 Français sur 10 s'attendent à ce que leur pouvoir d'achat se dégrade dans les prochains mois (+21 points depuis juin 2025), plombé par la hausse du prix des carburants. À lire aussi sur notre site Inflation : pourquoi les Français ont-ils l'impression de s'appauvrir alors que les prix n'augmentent presque plus ? Inflation réelle et ressentie : une enquête pour comprendre un écart qui grandit Depuis 2022,... Baisse du pouvoir d’achat : restriction sur certaines dépenses Le pouvoir d’achat influe grandement sur la gestion du budget : le baromètre révèle ainsi que « : 58% des Français réduisent leurs dépenses non
Un contexte économique tendu Le gouvernement français fait face à une équation budgétaire difficile. Bercy a d'ores et déjà reconnu que l'objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB pour cette année ne serait probablement pas atteint. Cette annonce, loin d'être anodine, illustre la difficulté persistante de la France à enclencher une trajectoire de consolidation budgétaire crédible. Le déficit public français reste l'un des plus élevés de la zone euro, et la charge de la dette continue de s'alourdir, à environ 75 milliards d’euros annuels prévus cette année , dans un contexte de taux d'intérêt durablement plus élevés que durant la décennie 2010. À lire aussi sur notre site L’économie française décroche : baisse de la croissance, inflation en hausse et retour du chômage Une situation économique peu favorable La note de l’Insee, intitulée « Vigilance orange sur la... La marge de manœuvre est donc étroite. D'un côté, les partenaires européens et les marchés financiers surveillent de près la trajectoire des finances publiques françaises, et la procédure de déficit excessif engagée par la Commission européenne (depuis juillet 2024) impose des efforts significatifs. De l'autre, toute coupe dans les dépenses ou toute hausse d'impôts se heurte à une Assemblée nationale sans majorité absolue , où chaque arbitrage devient un exercice d'équilibrisme politique. À lire aussi sur notre site Le déficit public Quelle est la différence entre déficit et dette publique ? La dette publiqu
Une situation économique peu favorable La note de l’Insee, intitulée « Vigilance orange sur la croissance », publiée le 10 septembre dernier, décrypte avec précision les grandes tendances économiques en cours . Selon l’Institut, la croissance française est évaluée à 0,4 % du PIB au lieu de 0,7 % selon les projections précédentes. À lire aussi sur notre site En vidéo PIB (Produit intérieur brut) définition et enjeux En vidéo Comment est calculé le PIB ? L'approche principale pour mesurer le PIB consiste à additionner... Cette nouvelle prévision démontre un ralentissement net de l’accroissement de la richesse dans le pays, y compris par rapport à la croissance de 2025 qui était alors située autour de 0,9 %. « En France, l’activité a fait du surplace au deuxième trimestre 2026 après avoir reculé à l’hiver. » , – 0,2 % au premier trimestre 0 % au printemps, souligne l’Insee. Pour le troisième trimestre, l’Insee prévoit 0,1 % de croissance, et 0,2 % pour le dernier trimestre de l’année 2026. Rien de très miraculeux en somme. La France fait par ailleurs moins bien que ses partenaires européens : « à rebours de ses voisins » déclare Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture. Dans un contexte international équivalent, l’Allemagne aurait une croissance de 1 %, l’Espagne de 2,6 % et l’Italie de 0,9 %. Comment expliquer la situation économique de la France ? Plusieurs facteurs peuvent être mobilisés : L’impact de la crise climatique à l’été 2026, qui aurait coûté 0,1
Dans son 10 ème rapport annuel, l’Observatoire de la Sécurité des moyens de paiement (OSMP) de la Banque de France fait le bilan de l’ évolution de la fraude aux moyens de paiement scripturaux en 2025. Le montant global des fraudes a augmenté de 3,8 % sur un an, et représente un montant de 1,2 milliard d’euros. Mais le nombre de transactions frauduleuses est en baisse de 7,6 %. 7,2 millions d’opérations frauduleuses ont été enregistrées en 2025. La progression de la fraude est inférieure à celle de l’usage des moyens de paiement scripturaux. Développement des nouveaux usages des moyens de paiement scripturaux En 2025, 35,6 milliards de transactions ont été réalisées par carte, chèque, virement, prélèvement et autres moyens de paiement scripturaux, en hausse de 5,5 % par rapport à 2024. Le montant des paiements scripturaux a augmenté de 4,2 % sur un an, pour un montant total de 36 264 milliards d’euros. Près de 63 % des paiements scripturaux sont réalisés par carte L’ usage de la carte bancaire continue de progresser. Elle constitue le premier moyen de paiement utilisé par les Français. La carte bancaire représente 62,7 % des transactions (contre 62,1 % en 2024). Le paiement sans contact se développe également : il représente 72 % des paiements par carte de proximité dans les commerces (contre 68 % en 2024). Le paiement par carte via mobile progresse aussi : il représente plus de 19 % des paiements de proximité par carte (contre 15 % en 2024), Forte progression des virements i
Chaque année, la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) détermine le coût de la rentrée universitaire pour un étudiant non boursier. La FAGE, fondée en 1989, est la première organisation étudiante de France. Le syndicat étudiant Unef a également publié en août 2026 son enquête annuelle sur l’évolution du coût de la vie étudiante. Chacun de ces organismes met l’accent sur l’intensification de la précarité étudiante . Pour faire face aux frais de rentrée, les étudiants peuvent être contraints de travailler davantage pendant les études (50 % des étudiants doivent se salarier en parallèle de leurs études), renoncer à des dépenses essentielles, réduire leurs dépenses d’alimentation, reporter des soins de santé… Coût de la rentrée universitaire 2026 Le coût de la rentrée universitaire 2026 est de 3 240 € en moyenne pour un étudiant non boursier. Le coût de la rentrée étudiante s’élève à 3 239,79 € en 2026, contre 3 227 € l’an passé (+0,40 % sur un an). Ce coût global est calculé pour un étudiant de 19 ans qui commence ses études dans l’enseignement supérieur en licence 1 (ou équivalent) à l’université, sans double inscription, non boursier, qui a quitté le domicile familial. Les frais pris en compte dans l’indicateur du coût de la rentrée étudiante se répartissent entre 2 types de frais principaux : Les frais de vie courante : loyer et charges locatives, alimentation, loisirs, transports, téléphonie et internet, vêtements, produits d’hygiène et d’entretien. Ces fra
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