E n France , malgré une tendance à la baisse depuis plusieurs années, la consommation d’alcool reste très répandue . En 2023 , 82,5 % des personnes interrogées déclaraient en avoir consommé au moins une fois dans l’année 1 et, près de 1 Français sur 4 (23,6 %) déclarait une consommation au-delà des repères recommandés depuis 2017 par nos autorités de santé 2 . Parallèlement, la consommation de médicaments, bien qu’elle suive, elle aussi, une tendance à la baisse, reste élevée, avec 41 boîtes par an en moyenne, avec de fortes disparités en fonction de l’âge et de la présence d’une maladie chronique 3 . De ce fait, la coconsommation d’alcool et de médicaments est très fréquente en pratique quotidienne : selon une enquête nationale menée aux États-Unis (1999-2010), 43 % des adultes consommeraient au moins un médicament à risque d'interaction avec l'alcool 4 ; une personne sur 5 de plus de 55 ans consommerait souvent ou presque toujours de l'alcool en même temps que ses médicaments (données suisses) 4 . Cette situation doit conduire le clinicien à rechercher systématiquement une éventuelle interaction. D’autant plus que ce risque concerne des classes thérapeutiques largement prescrites : psychotropes, anti-infectieux, médicaments cardiovasculaires, antalgiques, antiépileptiques. Quels sont les différents mécanismes en cause ? Deux grands mécanismes sont classiquement distingués : les interactions pharmacocinétiques , qui modifient l’absorption, le métabolisme et/ou l’élimination
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Le constat est valable y compris lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade avancé et chez les gros fumeurs, selon un rapport du Centre international de recherche sur le cancer, présenté vendredi. Le bénéfice a même été observé pour d’autres localisations, comme le rein. «Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer.» Même quand l’une des maladies les plus graves qu’il provoque s’est déjà déclarée. La maxime était certainement habituelle chez nombre de médecins, mais la voilà un peu plus renforcée par un rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui compile les données scientifiques les plus récentes. Selon cette étude, présentée le 25 septembre au Congrès mondial sur le cancer à Hongkong, lâcher la cigarette réduit de 55 % le risque de décès et de progression d’un cancer du poumon comparé à ceux qui ne l’ont pas fait. «Même après un diagnostic de cancer avancé, l’arrêt peut apporter des bénéfices cliniques significatifs» , a assuré Mahdi Sheikh, auteur principal du rapport, cité par un communiqué du CIRC. Les études analysées ont été menées par cette agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en collaboration avec le Centre national de recherche médicale en oncologie N.N. Blokhin de Moscou. En savoir plus : www.liberation.fr . L’article Cancer du poumon : arrêter de fumer après le diagnostic peut réduire de moitié le risque de décès est apparu en premier sur Addict Aide - Le village des addictions .
« J'étais dans la terreur que ça se sache » . En entendant ces mots, on mesure le chemin parcouru par Anne Mangeot. Cette Nancéienne de 58 ans, ancienne malade alcoolique, abstinente depuis le 23 août 2010, se raconte dans « Eclats de verre ». Ce seule-en-scène de 45 minutes s'est présenté vendredi 25 et samedi 26 septembre au théâtre La Voyageuse, rue Saint-Dizier, à Nancy. « J'ai vécu une passion amoureuse avec l'alcool » , explique Anne Mangeot qui relate dans son spectacle l’emprise , le déni, les premières consultations, le choix de l'abstinence. « Tout d'un coup, on est dans une prison, on n'est plus libre de penser, de ses mouvements. Je me suis rendu compte que l'alcool me volait de la vie. » Anne Mangeot met l'accent aussi sur l'alcoolisme féminin . « En 2026, c'est toujours d'actualité » , déplore-t-elle, « on pardonne beaucoup moins à une femme son alcoolisme qu'à un homme. L'image d'une femme ivre est beaucoup plus sordide que l'image d'un homme ivre. Si en plus, elle est mère… Ça a un impact complètement délétère chez la femme alcoolique, elle s'isole, elle boit encore plus en cachette, elle recule encore plus le moment où elle va demander de l'aide. » En savoir plus : www.ici.fr . L’article « L'alcool me volait de la vie » : une Nancéienne livre sur scène son parcours vers l'abstinence heureuse est apparu en premier sur Addict Aide - Le village des addictions .
L’alcool nuit à la santé : c’est un fait scientifique, mais l’inscription de son message dans les publicités de produits alcoolisés en Belgique ne fait pas l’unanimité. Le gouvernement a décidé – en mars dernier – de modifier le message de prévention sanitaire de « L’abus d’alcool nuit à la santé » à « L’alcool nuit à la santé » et plusieurs professionnels du secteur ont haussé le ton. La fédération des Brasseurs belges a notamment publié une lettre ouverte pour dénoncer cette décision et ce nouveau message, qui « ne fait plus aucune distinction entre l’abus et la consommation responsable » et « stigmatise vraiment inutilement tout notre secteur », selon elle. Une « cacophonie » au sein de la majorité Alors que la consommation d’alcool chute depuis plusieurs années chez nos voisins belges, les Brasseurs belges estiment que les autorités fédérales leur compliquent la tâche en voulant renforcer la lutte contre la consommation d’alcool. Leur lettre ouverte a même été signée par des membres de la majorité gouvernementale, pointe la RTBF. « Ça montre toute la cacophonie qu’il y a autour de tout ça au sein de la majorité » , a conclu la députée socialiste Caroline Désir auprès du média belge. Le président des Brasseurs belges, Lorin Parys, a par la suite reconnu que la publication de la lettre ouverte avait soulevé énormément de réactions de soutien mais aussi de contestation. Les différents Etats membres de l’Union européenne examinent actuellement l’arrêté royal et, selon M. Pary
À 31 ans, cela fait déjà huit ans que Freddie Woodward a rangé les maillots et bonnets de bain. Cet Anglais est un ancien plongeur de haut niveau. En 2014, il remporte l’or aux Jeux du Commonwealth, avant d’échouer dès les séries deux ans plus tard lors des Jeux olympiques de Rio. En août dernier, il a déclaré être un ancien accro à la pornographie et comment cette addiction a changé sa vie et sa carrière. Dans un entretien à la BBC , Freddie Woodward est longuement revenu sur cet aspect de sa vie, lui qui a connu les sites pour adultes dès l’adolescence. « Je suis de la première génération à avoir eu accès à la pornographie sur Internet haut débit. Je me suis rendu compte que j’avais un problème avec les devoirs et les examens, comme le brevet et le baccalauréat. Chaque fois que je m’asseyais pour réviser, je n’avais qu’une envie : ouvrir ces sites. » « Je ne pouvais pas m’arrêter » Le visionnage de vidéos pour adultes devient alors un réflexe, une échappatoire en cas de mauvais résultat ou mauvaise nouvelle, la « seule constante » dans sa vie. « Si j’avais eu une mauvaise séance d’entraînement, c’était toujours vers ça que je pouvais me tourner. » Au plus fort de son addiction, l’ancien athlète pouvait se rendre sur ces sites « jusqu’à dix fois dans la même journée ». Malgré un cyberharcèlement après la publication en ligne de photos dénudées, il confie : « Le pire, c’est que je n’arrivais toujours pas à arrêter le porno. Je n’arrivais pas à m’arrêter. » En savoir plus : À
Quelque 2,7 milliards de personnes sont exposées au tabagisme passif dans le monde, dont la prévalence augmente en Afrique et au Moyen-Orient, et qui aurait causé 1,66 million de morts en 2023, selon une étude publiée mardi dans The Lancet . Si «l’exposition au tabagisme passif est un risque sanitaire mondialement reconnu, pour lequel il n’existe aucun seuil d’inhalation sans danger» , les auteurs ont passé au crible l’ensemble des études publiées sur le site PubMed – une bibliothèque en ligne d’études scientifiques médicales, gérée par les National Institutes of Health américains – de 2010 à 2025, pour tenter d’évaluer son impact sur neuf conséquences pour la santé, dont l’asthme. Leurs travaux s’efforcent, en synthétisant des enquêtes en population générale et des données sur la composition des ménages, d’estimer la prévalence de l’exposition au tabagisme passif et de quantifier la charge de morbidité qui lui est attribuable dans 204 pays et territoires entre 1990 et 2023, par âge et par sexe. Ils ont ainsi calculé qu'environ 2,7 milliards de personnes dans le monde avaient été exposées au tabagisme passif cette année-là, dont 767 millions d'enfants de 0 à 14 ans. En outre, cette exposition se serait soldée par 1,66 million de décès prématurés, sur les 8 millions de morts imputables au tabac en 2023. En savoir plus : www.sante.lefigaro.fr . L’article « Il n’existe aucun seuil d’inhalation sans danger » : le tabagisme passif responsable de plus de 1,6 million de décès dans l
Sur les bords de la Seine, ils sont perdus. Ces touristes, béret vissé sur le crâne, les yeux collés au GPS de leur téléphone. Cherchent-ils la Tour Eiffel ? Comparent-ils les avis sur les meilleures baguettes de Paris ?… Ou repèrent-ils l'adresse d'un dealer cinq étoiles ? C'est le magazine Society , sous la plume de Baptiste Brenot et Théo Denmat, qui a documenté le phénomène. L'article a été publié début septembre.Exemple boulevard Sebastopol. Sur la carte, la fiche ne manque de rien. Une adresse glissée entre deux commerces bien réels, une photo de devanture violette et blanche, et une inscription sans ambiguïté : « 24/7 THC FAST DROP OFF ». Comprenez, livraison de cannabis en continu. La façade a été générée par une intelligence artificielle. Sur place, ni porte, ni vitrine, ni enseigne. Le commerce n'existe que sur l'écran. Les journalistes ont recensé des dizaines de cas en France : à Marseille, un point de deal classé en « ferme », un autre en « magasin bio » ; à Melun, une fausse chocolaterie renvoyant vers une boîte vocale ; jusqu'à Rio de Janeiro, où des points de vente sont référencés à quelques centaines de mètres d'un commissariat. Un dealer parisien de 27 ans interrogé par le magazine résume l'intérêt de l'opération : être référencé professionnalise l'activité et rassure les clients. La Dépêche du midi avait mis en avant le phénomène dès 2017. En savoir plus : www.franceinfo.fr . L’article Pour attirer leurs clients, des dealers s’affichent, comme de vrais comm
Pendant la grossesse, l’alcool est le produit le plus toxique pour le cerveau du futur enfant. En France, les troubles du spectre d’alcoolisation fœtale (TSAF) touchent au moins 1 naissance sur 100 : des enfants qui vont être confrontés à des handicaps invisibles, irréversibles, cognitifs et comportementaux. Face à cette réalité méconnue, la prévention doit devenir une priorité de santé publique partagée, sans aucun tabou ni culpabilisation. Agir collectivement pour prévenir le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) et les TSAF, voici 4 recommandations clés ! 1 Intégrer le duo parental dans le réflexe « Zéro alcool » La prévention commence dès le désir d'enfant. L’alcool altérant l’ovulation, mais aussi la qualité des spermatozoïdes et l'expression génique, la consigne est claire : zéro alcool dès le projet de grossesse pour la future maman… Et le futur papa ! 2 Systématiser le dialogue sans jugement, ni stigmatisation Entourage, soignants et intervenants sociaux : aborder la question de la consommation d'alcool doit devenir un réflexe systématique, à l’instar du tabac, et surtout bienveillant. Parler sans stigmatiser, juger, supposer, permet un meilleur diagnostic, d'orienter rapidement vers de l'aide et un accompagnement ciblé. 3 Accélérer le repérage précoce Grâce à la grande plasticité cérébrale des enfants, un diagnostic posé tôt, dans l’idéal avant 6 ans, et un suivi professionnel interdisciplinaire (orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, accompagnement pédagogique,
Les jeux vidéo intègrent de plus en plus souvent des mécanismes permettant de dépenser de l’argent : achats intégrés, objets virtuels, contenus supplémentaires… Les recherches indiquent que les joueurs répondant aux critères du trouble du jeu vidéo présentent des altérations fonctionnelles et des complications importantes, notamment une santé mentale plus fragile, des troubles du sommeil et des perturbations au niveau du travail, des études et des relations. Mais une question a été moins étudiée : est-ce que jouer de manière problématique peut également entraîner des difficultés financières ? Pourquoi avoir fait cette recherche ? Au cours de la dernière décennie, l'économie des jeux vidéo est passée d'un modèle d'achat initial à prix fixe à l'émergence de modèles de monétisation qui encouragent les dépenses récurrentes au sein du jeu après l'achat initial. Les chercheurs constatent que les études précédentes se sont surtout intéressées au temps passé à jouer, aux conséquences psychologiques ou encore aux mécanismes de monétisation comme les loot boxes . En revanche, les conséquences financières concrètes telles que l’endettement lié au jeu ou les dépenses excessives du jeu vidéo ont été relativement peu étudiées. Quel est le but de cette recherche ? Evaluer le lien entre le risque de trouble lié au jeu vidéo et deux conséquences financières distinctes : La perception d’une dépense excessive liée au jeu Les préjudices financiers auto-déclarés résultant du jeu Cette étude vise
Après avoir progressé pendant plus de dix ans, la mortalité par overdose semble désormais reculer aux États-Unis. Les données provisoires des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) font état d’environ 70 000 décès par overdose en 2025, soit une diminution proche de 14 % en un an. Cette baisse, observée dans la quasi-totalité des États américains, se poursuit pour la troisième année consécutive après le niveau record de près de 108 000 décès enregistré en 2022. Cette évolution est particulièrement encourageante après plusieurs décennies marquées par une aggravation de la crise des opioïdes. Elle pose néanmoins une question essentielle : quels facteurs expliquent cette amélioration récente et, surtout, quelles mesures permettront de la prolonger ? C'est ce que cet éditorial du Lancet tente d'explorer. Selon les auteurs, plusieurs phénomènes ont probablement contribué simultanément à cette diminution. Une première hypothèse concerne les transformations récentes du marché des drogues illicites et, notamment, une possible diminution de la puissance du fentanyl circulant aux États-Unis. Ce produit occupe une place particulièrement importante dans l’offre américaine d’opioïdes illicites. Entre 2023 et 2024, la mortalité associée au fentanyl a diminué de 36,5 %, contre seulement 5,3 % pour les décès par overdose n’impliquant pas cette substance. Il est donc possible qu’une partie de la baisse actuelle de la mortalité traduise une diminution de la létalité des overdoses, plu
Olga Eglin, cheffe de projet au sein de l’association Vivre avec le SAF et professionnelle de la protection de l’enfance. Mieux comprendre pour mieux accompagner ! Et si la clé pour briser l’isolement des personnes touchées par le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) et les troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) résidait dans la formation croisée de tous les professionnels ? Quelques jours après de la journée de sensibilisation aux Troubles du Spectre de l'Alcoolisation Fœtale (TSAF), le 9 septembre 2026, Addict’AIDE donne la parole à Olga Eglin, cheffe de projet au sein de l’association Vivre avec le SAF et professionnelle de la protection de l’enfance. Ne former les professionnels qu'au SAF (1 naissance sur 1 000 avec un handicap visible), c'est passer à côté de 9 enfants sur 10 atteints d’un TSAF (1 naissance sur 100 sans handicap visible). Pourquoi former TOUS les professionnels et ensemble ? Si les professionnels ne se parlent pas, on n’y arrive pas. C’est seulement en interdisciplinarité qu’on évite d'émettre de fausses interprétations. Face au manque de repérage, aux diagnostics tardifs et à la détresse des familles, former conjointement médecins, professionnels de l’addictologie, travailleurs sociaux, enseignants, acteurs de la justice, de la petite enfance… est vital. Cela permet : de poser un autre regard, d'alléger la frustration des accompagnants, d'éviter des « dégâts à vie » dus à une mauvaise compréhension du handicap et des vulnérabilités, de pr
Amine Benyamina, psychiatre addictologue et président d'Addict'AIDE Vous coprésidez la commission gouvernementale sur les risques de l'IA générative. Quel est le premier constat qui vous a le plus alerté en tant qu'addictologue ? L'IA est un phénomène vraiment particulier. Son adoption a été extrêmement rapide, avec une pénétration profonde dans l'ensemble de la société. Pour beaucoup, c'est désormais un outil du quotidien. En 2025, 48 % des Français avaient utilisé une IA générative, contre seulement 20 % en 2020. C'est une progression fulgurante, qui touche tous les publics, tous les âges, toutes les catégories sociales. En tant qu'addictologue, c'est cette vitesse d'adoption, combinée à l'intensité de l'usage, qui m'a d’emblée alerté. Peut-on réellement devenir dépendant à une IA conversationnelle ? Oui, c'est tout à fait possible, et les conséquences d'une telle dépendance sont inquiétantes. Il ne s'agit pas forcément d'une dépendance au sens classique du terme, comme on l'entend avec l'alcool ou les drogues. On observe davantage une dépendance cognitive, avec une perte progressive d'autonomie dans la pensée et dans la prise de décision, ainsi que, dans certains cas, une dépendance affective. Il est encore trop tôt pour l'affirmer avec certitude, mais nous avons déjà des signaux préoccupants. Ce qui rend cet outil particulièrement à risque, c'est sa capacité à s'adapter de manière extrêmement précise, extrêmement intime, à la personne qui l'interroge. Plus l'IA se personn
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