Le Comité national routier (CNR) a publié ses nouveaux indices gazole professionnel pour le mois de septembre 2026 . Les chiffres confirment la poursuite de la hausse du prix du gazole en France, avec des niveaux désormais supérieurs à tous les indices produits par le CNR depuis janvier 2000 . Des indices en forte hausse en septembre L’ indice CNR gazole professionnel TRM s’établit à 282,12 en moyenne mensuelle , contre 265,80 en août 2026. Les autres catégories suivent la même tendance : TRM : 282,12 Véhicules de moins de 7,5 tonnes : 283,36 TRV : 173,69 La progression est encore plus marquée sur la seconde quinzaine de septembre , avec un indice atteignant 286,67 pour le TRM , 287,56 pour les véhicules de moins de 7,5 tonnes et 176,22 pour le TRV . Le CNR précise que les indices bimensuels sont calculés selon la même méthodologie et sur la même base 100 que les indices mensuels. Les indices mensuels restent néanmoins les indices de référence. Un surcoût du gazole qui pèse fortement sur le transport routier La progression devient particulièrement importante lorsqu'elle est comparée aux niveaux observés il y a quelques mois. En septembre 2026, le surcoût du gazole atteint : Catégorie vs sept. 2025 vs déc. 2025 vs févr. 2026 TRM – PTAC ≥ 7,5 t +53,95 % +55,42 % +45,90 % PTAC < 7,5 t +47,27 % +48,52 % +40,70 % TRV – PTAC ≥ 7,5 t +57,94 % +60,53 % +49,20 % Le CNR souligne ainsi que le surcoût du gazole constitue plus que jamais un phénomène majeur pour le transport routier . En
Remboursement partiel du gazole professionnel forum
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Il faut reconnaître une chose : pour gérer une crise, nous avons parfois un véritable talent. Le carburant augmente ? Créons une aide. Les trésoreries s’assèchent ? Attendons un peu avant de la verser. Les prix du transport s’effondrent ? Laissons faire le marché. Les entreprises n’ont plus de marge ? Réduisons les allègements de charges patronales. Il fallait y penser. Pour aider les entreprises à traverser la tempête, pourquoi ne pas commencer par leur retirer quelques planches du bateau ? Au 31 août, les chiffres sont pourtant sans ambiguïté : des EBE à zéro, parfois négatifs, des investissements reportés, des trésoreries sous tension et des dirigeants qui se demandent combien de temps ils pourront encore tenir. Et pendant ce temps, le carburant continue de peser lourdement sur chaque kilomètre parcouru. Nous le disons depuis des mois : si l’objectif était de fragiliser le pavillon français, la méthode est remarquablement efficace. Pendant que nous cherchons comment survivre, l’Espagne envisage une remise de 20 centimes par litre sur l’essence et le diesel pour le mois d’octobre. La concurrence européenne, elle, ne fait pas de pause. Soyons clairs : nous ne voulons pas vivre sous perfusion d’argent public. Une entreprise doit vivre de son travail. Mais quand le contexte devient exceptionnel, un coup de pouce n’est pas une perfusion : c’est parfois simplement une main tendue pour éviter la chute. Alors, concrètement, qu’attendons-nous ? La profession demande une indexation
Le décret du 23 septembre 2026 instaure une troisième aide exceptionnelle au carburant pour les entreprises éligibles de transport routier de marchandises et de voyageurs . Cette nouvelle aide concerne les mois de juin, juillet et août 2026 . À la différence des précédents dispositifs, une demande unique sera effectuée auprès de l’Agence de services et de paiement (ASP). Retrouvez dans notre visuel ci-dessous les montants de l’aide selon la catégorie de véhicule. À retenir Le montant de l’aide est plafonné à 180 000 € par entreprise . Des conditions spécifiques s’appliquent aux entreprises bénéficiant de plus de 5 000 € d’aide par mois , notamment concernant le résultat courant avant impôt et l’évolution de l’EBE. L’enregistrement auprès de l’ASP doit être effectué au plus tard le 9 novembre 2026. Le téléservice permettant de déposer les demandes n’est pas encore ouvert. L’UNOSTRA vous tiendra informés dès que la date d’ouverture sera communiquée. L’UNOSTRA soutient les demandes portées par la FNTR Cette nouvelle aide constitue un soutien ponctuel, mais les entreprises de transport restent confrontées à des coûts d’exploitation élevés. En tant que membre associé de la FNTR, l’UNOSTRA soutient les demandes portées par la Fédération , notamment la réintégration du transport routier dans la quatrième vague d’aides carburant et le renforcement durable du mécanisme d’indexation carburant . Nous soutenons également la demande de davantage de clarté sur les contrôles menés par la DG
A l’UNOSTRA, chaque semaine, nous essayons de vous parler d’un sujet. Nous expliquons, nous alertons, nous argumentons, nous apportons des chiffres et des témoignages. Et parfois même, nous essayons d’y mettre un peu d’humour. Mais cette semaine, je vais être honnête : Je ne sais plus quoi vous dire. Les entreprises sont en difficulté ? Nous le savons. Les trésoreries sont sous pression ? Nous le savons. Les aides arrivent au compte-gouttes ? Nous le savons. Le décret pour les aides de juin à août est enfin publié ? Très bien… mais il faut encore attendre. Pendant ce temps, les factures, elles, n’attendent pas. Et lorsque l’on nous répond : « Il y a l’indexation carburant » , alors posons simplement la question : Est-elle réellement appliquée partout ? Et si l’État considère qu’elle doit être la réponse aux difficultés des transporteurs, alors qu’il nous dise ce qu’il fait pour la faire respecter. Combien de contrôles ont été réalisés ? Combien de signalements ont été traités ? Combien de mises en demeure ? Combien de sanctions ? Nous ne demandons pas des discours. Nous demandons des résultats. Car pendant que les uns discutent, dans les entreprises, la colère gronde. Nous le savons. Nous l’entendons. Elle monte chez les chefs d’entreprise qui, depuis des mois, font tout pour tenir, payer leurs salariés, leurs charges et continuer à rouler. Alors aujourd’hui, il faut peut-être arrêter de tourner autour du problème. STOP. STOP aux prix abusivement bas. STOP aux pratiques qui é
L’UNOSTRA VOUS PROPOSE UN AUDIT GRATUIT AVEC SON CABINET PARTENAIRE Dans le cadre de son partenariat avec le cabinet d’avocats ADRENA AVOCATS , l’UNOSTRA a négocié pour ses adhérents un audit gratuit de leurs pratiques en matière d’indexation carburant . Dans un contexte économique particulièrement contraint pour les entreprises de transport, l’indexation carburant constitue un enjeu important. Pourtant, les pratiques peuvent varier d’une entreprise à l’autre et les clauses d’indexation prévues dans les contrats ne sont pas toujours simples à interpréter et à appliquer. Votre indexation carburant est-elle correctement appliquée ? Vos contrats vous permettent-ils réellement de la mettre en œuvre ? Les indices retenus sont-ils les bons ? Pour vous aider à y voir plus clair, l’UNOSTRA vous propose un échange individuel et gratuit avec un avocat spécialisé en droit des transports , afin de faire le point concrètement sur vos pratiques. CET AUDIT PERMETTRA NOTAMMENT DE VÉRIFIER : L’indexation carburant est-elle applicable à vos prestations de transport ? La clause d’indexation figurant dans vos contrats avec vos cocontractants est-elle valable et correctement rédigée ? Quels indices doivent être pris en considération ? Quel indice retenir comme indice de référence ou indice de démarrage ? Quelle pondération doit être appliquée au poste carburant ? Quel indice doit être pris en compte pour le mois concerné par la prestation ? Les modalités de calcul que vous appliquez sont-elles co
Le Gouvernement prend une mesure exceptionnelle pour faciliter l’approvisionnement des stations-service. L’arrêté du 24 septembre 2026 , publié au Journal officiel le 25 septembre, prévoit une dérogation aux interdictions de circulation. Cette dérogation concerne les véhicules de plus de 7,5 tonnes qui transportent des produits hydrocarbures vers les stations-service. Une dérogation jusqu’au 12 octobre 2026 Les transporteurs peuvent bénéficier de cette mesure jusqu’au lundi 12 octobre 2026 à 10 heures . Ils peuvent ainsi assurer les livraisons d’hydrocarbures destinées aux stations-service. La mesure permet également aux véhicules concernés de revenir à vide . Cette autorisation s’applique sur l’ensemble du territoire national. Pensez aux justificatifs Les conducteurs doivent pouvoir justifier leur droit à la dérogation en cas de contrôle . Ils doivent donc conserver les documents nécessaires à bord du véhicule. Les conducteurs peuvent aussi présenter des documents dématérialisés. Dans ce cas, ils doivent pouvoir y accéder immédiatement. À retenir Jusqu’au 12 octobre 2026 à 10 heures , les transporteurs concernés peuvent circuler malgré les interdictions habituelles. Ils doivent respecter les conditions fixées par l’arrêté. Ils doivent également présenter les justificatifs nécessaires en cas de contrôle. Voir décret : https://unostra.fr/wp-content/uploads/2026/09/Arrêté-du-24-septembre-1.pdf Paris le 25 septembre 2026 Cet article Hydrocarbures : une levée temporaire des inter
10 à 15 % de surcoût. C’est ce que représente aujourd’hui la hausse du gazole pour l’entreprise de Nicolas Artaud, dirigeant de Transport Montagnards , adhérent de l’UNOSTRA depuis 25 ans et administrateur depuis trois ans. « Sur certains affrètements, il n’y a pas de pied de facture gazole. Tout se négocie voyage par voyage et, parfois, le tarif ne couvre plus les frais. » Voilà la réalité. D’un côté, un carburant qui explose. De l’autre, des prix de transport constamment tirés vers le bas. Et, au milieu, le chef d’entreprise qui doit encore trouver comment payer la différence. Accepter le transport, c’est parfois rouler à perte. Le refuser, c’est risquer de perdre le client. Magnifique choix. On nous répondra qu’il existe une indexation carburant. Oui, elle existe. Mais elle n’est pas toujours appliquée, ne concerne pas toutes les prestations et ne protège pas les transports négociés au coup par coup. « Aujourd’hui, on se bat auprès des clients pour faire passer nos tarifs. Mais c’est compliqué pour tout le monde : certains clients n’ont tout simplement plus les moyens. » Et pendant que les transporteurs négocient chaque centime, les assurances, les pneumatiques, l’entretien, les péages et le matériel continuent d’augmenter. Non, les transporteurs ne peuvent pas faire de miracles Ils optimisent déjà leurs tournées. Ils surveillent déjà leurs consommations. Ils calculent déjà tout. « Nous avons des camions qui consomment 24 litres. Nous ne pouvons pas les faire descendre à 1
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Le Comité National Routier (CNR) publie sa nouvelle étude Conjoncture économique et coûts du transport routier – Septembre 2026 , qui dresse un état des lieux de la situation économique du secteur et de l’évolution de ses principaux postes de coûts. Le constat est particulièrement marqué sur le carburant. Entre août 2025 et août 2026, le gazole professionnel augmente de +46 % pour le transport routier de marchandises (TRM) . Dans le transport routier de voyageurs (TRV), la hausse atteint +49,6 % . Cette évolution est notamment liée aux fortes tensions sur les marchés énergétiques observées depuis le printemps 2026. Cette envolée se répercute directement sur les coûts globaux des entreprises. En TRM, le coût complet augmente jusqu’à +11,2 % sur un an pour la longue distance en ensembles articulés gazole. Hors carburant, la progression reste plus modérée, autour de +1,5 % en moyenne annuelle , avec notamment des hausses sur la maintenance, les assurances et la détention du matériel roulant. Le TRV scolaire est également fortement touché : son indice synthétique de coût progresse de +6,8 % sur un an , tandis que les coûts hors gazole augmentent de +2,6 %. Les coûts liés aux conducteurs, à la maintenance, au matériel et aux assurances restent eux aussi orientés à la hausse. Cette pression intervient dans un contexte économique déjà fragile. Le CNR fait état d'une croissance française attendue entre +0,4 % et +0,7 % en 2026 , accompagnée d'une remontée de l'inflation et d'un envir
La Commission européenne a adopté le 15 septembre 2026 son Fair Labour Mobility Package , un ensemble de mesures destiné à faciliter la mobilité professionnelle entre les pays de l’Union européenne. L’objectif affiché est notamment de simplifier et numériser les démarches administratives , de renforcer la coopération entre les autorités nationales et d’améliorer la protection des travailleurs exerçant leur activité dans plusieurs États membres. Parmi les principales mesures propos ées figure le renforcement du rôle de l’ Autorité européenne du travail (ELA) . Celle-ci pourrait notamment prendre davantage d’initiatives en matière d’inspections conjointes entre États membres et renforcer son rôle d’information et d’accompagnement auprès des travailleurs et des entreprises, notamment des PME. Autre évolution importante : la création d’un European Social Security Pass (ESSPASS) . Ce dispositif doit progressivement permettre de dématérialiser les documents liés à la sécurité sociale , en commençant notamment par le document portable A1 , utilisé pour attester de la législation de sécurité sociale applicable lors d'une activité professionnelle dans un autre État membre. Le paquet comprend également une Skills Portability Initiative , destinée à faciliter la reconnaissance des qualifications et compétences professionnelles dans l'Union européenne grâce à des justificatifs numériques et à des procédures de reconnaissance davantage harmonisées. Pour les TPE-PME, ces évolutions pourrai
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Il faut bien l’avouer : en ce moment, il devient difficile de trouver les mots. De la colère ? De la lassitude ? De l’inquiétude ? Probablement un peu des trois. Mais surtout une question : sommes-nous en train de vivre un cauchemar ou est-ce devenu la nouvelle réalité de notre secteur ? Cette semaine, le carburant atteint 2,30 € le litre. Deux euros trente. Ce n’est même plus une hausse. C’est une explosion. Et pendant ce temps, nos entreprises continuent de rouler. Enfin… quand elles en ont encore les moyens. Nous le répétons depuis des mois : nos entreprises sont en souffrance. Les capacités financières sont fragilisées, les défaillances se multiplient… et la reprise annoncée pour septembre qui, soyons honnêtes, n’est toujours pas au rendez-vous. Le cocktail est pourtant parfait : Une activité qui baisse + un carburant qui explose + des charges qui augmentent. Et pourtant, nous continuons. Parce qu’un transporteur, petit ou grand, se lève chaque matin pour ses salariés, ses clients, ses engagements et, surtout, pour faire tourner l’économie de ce pays. Le transport n’est pas un détail. C’est un rouage essentiel. Depuis des mois, les explications se succèdent. On nous annonce une fin de guerre, puis une nouvelle tension. On nous annonce une baisse du pétrole, puis finalement non. Nous entendons, nous comprenons, nous essayons de suivre. Mais lorsque les explications deviennent aussi nombreuses que les variations du prix à la pompe, il est peut-être légitime de poser quelque
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